Débats

Jeudi 10 novembre 2005

L’embrasement des banlieues s’explique avant tout par l’échec de notre modèle d’intégration. En dépit des efforts déployés par les gouvernements successifs et les élus locaux, il faut avoir le courage de dire que si certains n'ont pas fait tous les efforts pour trouver leur place dans la société, les Français n’ont pas fait non plus leur part du chemin. Ils sont coresponsables du rejet d’une génération de jeunes.

À qui la faute ? La question vaut d’être posée si l’on veut sortir de la crise et éviter d’y replonger. Trop facile par exemple de croire qu’en quelques mots Nicolas SARKOZY aurait réussi à transformer un monde sans histoire en théâtre de guerre civile. Trop facile aussi de rejeter la faute soit sur la gauche, soit sur la droite. Les responsabilités, s’il y en a, sont largement partagées. Et c’est sur la question des responsabilités que nous ne devrions pas nous tromper.

Réduire les causes de l’embrasement des banlieues à un seul manque de moyens et à un soi-disant abandon des lieux par les politiques serait à la fois une erreur et une injustice. Depuis vingt-cinq ans, la collectivité a massivement investi en moyens financiers et humains dans les quartiers dits sensibles. Tous les élus locaux se sont personnellement investis, sans proportion avec ce qu’ils ont fait pour les autres populations de leurs territoires. Tous les efforts déployés pour améliorer le cadre de vie et l’éducation se sont heurtés en fait au mur de l’intégration dans la société française.

Les innacceptables déviances comportementales d'une frange minoritaire de nos balieues et le rejet de la différence et de la diversité de la part d'une partie de la population française ont lentement creusé le fossé et permis l'éréction de ce mur. Certes, les politiques n'ont pas su en empêcher la construction. Cependant, la collectivité, donc les Français eux-mêmes, portent aussi une part importante dans cette responsabilité. Ceux à qui Dominique de VILLEPIN donne des gages de fermeté sur TF1, gardant pour l’Assemblée nationale et France 3, le détail du volet social de son plan. Ceux à qui le Premier ministre n’a pas le courage de dire qu’ils sont coresponsables du rejet d’une génération de jeunes.

Difficile par les temps qui courent de prôner l’intégration. Et pourtant, au-delà des nécessaires, incontournables et urgentes mesures de retour à l’ordre, l'intégration est bien la seule voie qui vaille, la seule voie d’avenir et la moins coûteuse pour la collectivité à l’image de tous les pays qui ont réglé ce type de problème. En d’autres époques, on osait même prétendre que la diversité née de l’immigration pouvait être un atout.

Par Valence
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Samedi 3 décembre 2005

Combien de fois, nous passons devant ces personnes qui mendient dans le froid. Les SDF, on ne veut pas les voir, car ils sont les naufragés de notre société, ceux que nous n'arrivons pas sauver, ces échecs dont nous portons la responsabilité.

Alors, on trouve toutes les bonnes raisons de les rejeter, et il faut reconnaitre que par leur comportement, souvent, ils aident leurs détracteurs à avoir la conscience tranquille. Ils boivent, ils agressent, ils salissent, ils font du bruit, ils se battent, ils insultent, ils ont des chiens dangeureux pour nos enfants, etc, etc...

Sans vouloir donner de leçons ou de trouver en quelques lignes des solutions, nous voudrions juste que chacun se rende compte que ce sont des êtres humains et que quels que soient leurs tares et leurs défauts, qu'on ne laisse pas ces personnes mourrir de froid dans nos rues.

Une propostion de loi devrait imposer aux communes de plus de 50 000 habitants la construction d'un centre d'accueil en périphérie de Ville (les ames sensibles qui souhaitent les installer en centre ville n'ont qu'à les accueillir chez eux !) pour permettre à toutes ces personnes de passer les nuits d'hiver à l'abri. Un centre ouvert du 21 sept au 21 Mars. Le confort minimum stricte : Des cellules individuelles, chauffées, une couchette en béton, un chenil sans nuisance pour le voisinage, et une douche premettant la toilette. L'accueil, le soir, serait assurée par deux SDF en réinsertion employés en CDD de six mois, logés sur place. Ils auraient pour mission de veiller au bon fonctionnement du Centre, de donner une soupe chaude et de faire évacuer toutes les chambres chaque matin et nettoyer toutes les pièces.

Combien coûterait une telle structure ? Ne serions-nous pas prêt à payer, à travers nos impots, ce prix dérisoire pour ne plus avoir ce froid dans nos coeurs ? 

Par Valence
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Mercredi 21 décembre 2005

Une double fausse lecture de la situation des banlieues conduit à des erreurs d'analyse et empèche de trouver des solutions.

La première des erreurs consiste à globaliser, tant positivement que négativement, les échecs ou les réussites observées dans les banlieues. Là où d’aucuns parlent imprudemment de « racailles » sans faire la distinction entre les délinquants et le reste des jeunes, d’autres au contraire, encensent la banlieue, en mêlant allégrement cette fameuse racaille au reste de la population, accentuant l’effet de globalisation de la question.

La deuxième erreur est la non prise en compte de la problématique politico-économique. Car il existe une « banlieue d’en bas », en détresse économique et qui face aux frustrations et à l’absence de toute perspective d’avenir, en arrive à prendre n’importe quel prétexte pour exprimer par la violence son angoisse et son désarroi. Et il existe une élite de banlieusards, de dirigeants politiques, associatifs, de religieux et autres intellectuels, qui cherchent à tirer profit de cette situation en tenant un discours extrémiste, « ethno-nationaliste » ou revanchard, et dont l’objectif inavoué est d’enrayer le processus d’intégration.

Entre les deux groupes, on oublie trop souvent dans ces banlieues, la très grande majorité de personnes qui subissent les pires difficultés et qui, en réaction aux discours populistes ou racistes, se laissent embarquer dans la spirale de ce mécanisme d’exclusion. Il est plus que temps de penser à ces personnes et de leur permettre d’avoir leur place dans la société.

Il n’y a pas de mot assez dur pour dénoncer ceux qui ont recours à la violence, ceux qui agressent, ceux qui pillent et brûlent les biens collectifs ou privés. La misère, si dure soit-elle, n’autorise ou n’excuse aucunement de tels comportements. Le respect de son prochain et de l’ordre public sont des éléments indispensables à toute vie en collectivité. Les fauteurs de troubles doivent être sévèrement punis par la justice dont le laxisme a trop longtemps duré.

Les apprentis sorciers populistes doivent aussi se méfier de ne pas ouvrir la boite de pandore pour surfer à la cime des vagues de sondages. Les vrais démocrates ne doivent pas se faire piéger par cette fameuse « élite banlieusarde » et répondre à sa provocation par une forme édulcorée de contre-nationalisme. Ce serait faire le jeu des extrémistes de tout bord.

Dénoncer les « odeurs », les « sauvageons » ou la « racaille » ne résout rien. La seule solution est d’assurer l’ordre publique, de dénoncer le racisme et d’aider la grande majorité des gens « biens » de nos banlieues à retrouver le chemin de l’ascenseur social, de l’intégration, et de l’espoir dans la République. 

Par Valence
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Mercredi 25 janvier 2006

La Loi SRU de 2000 fixe à 20% le nombre de logements sociaux pour les communes de 3500 habitants. Ceci amène plusieurs commentaires.

Tout d'abord, il est plus facile pour les grandes agglomérations de faire construire des logements sociaux que pour les petites. Car au delà des capacités financières, qui dit logement social dit public en difficulté necessitant des services pour en assurer l'accompagnement. Le seuil devrait être monté à 8000 habitants.

D'autre part, le taux de 20% est trop haut, car si l'on souhaite traiter les problèmes de densification, il serait plus logique de baisser ce taux et le ramener à 17% (un logement sur six contre un logement sur cinq) . De même, cette baisse permettrait le renforcement des communes de taille moyenne.

Par contre, il faut aussi savoir que l'amende en cas de non respect de la loi est de 150 euros par logement manquant. Cette somme dérisoire pousse certains Maires à préferer payer l'amende plutôt que de construire du logement social. Il est donc impératif de revoir le barême des amendes pour inciter les communes à respecter la loi SRU.

Ma proposition est donc de remanier la loi SRU en l'imposant aux communes de plus de 8000 habitants, en rabaissant le taux de 20 à 17 % et en instaurant une grille évolutive sur 7 ans concernant les amendes.

Dans ce premier tableau, on peut constater que cela permettrait de construire quelques 450 000 logements.

2004

habitants

logements

log. Sociaux

Taux legal

log. Soc legal

ecart

             
France 60 000 000 30 300 000 4 300 000 17% 5 150 000 850 000
Plus de 3500 40 000 000 20 200 000 2 850 000 17% 3 450 000 600 000
Plus de 8000 32 000 000 16 200 000 2 300 000 17% 2 750 000 450 000

 

Dans ce deuxième tableau, nous voyons les mauvais élèves de la région valentinoise :

  Popul. Nbre LS Pop en LS Taux legal Nbre legal Ecart Nbr. L S.
Guilherand-Granges 10 707 5,70% 610 17% 1820 1210 526
Bourg-lès-Valence 18 347 10,20% 1871 17% 3119 1248 543
               
Total 29 054 8,54% 2481 17% 4939 2458 1069

Si Bourg les Valence et Guilherand-Granges appliquaient la Loi SRU, cela permettrait d'offrir 1448 logements sociaux de plus. En se contentant d'un taux de 17% cela ferait tout de même 1069 logements sociaux de plus.

Dans ce dernier tableau, je propose la grille d'amende suivante :

Euros

2 006

2 007

2 008

2 009

2 010

2 011

2 012

0 à 3 % 150 300 600 1 000 1 500 2 100 3 000
3 à 6% 150 300 550 900 1 300 1 800 2 500
6 à 10% 150 250 450 700 1 000 1 400 2 000
10 à 13% 150 200 350 500 800 1 100 1 500
13 à 17% 150 200 300 400 600 800 1 000

 

Sept ans, cela laisse suffisemment de temps aux communes pour réagir. Celles qui en font le moins seraient taxée fortement. Par contre plus une commune respecterait la loi et moins elle serait taxée. 

Par Valence
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Jeudi 2 février 2006

La fermeture du Pub Johnny O'Donnell's est une très mauvaise nouvelle qu'il ne faudrait pas prendre à la légère. Il est vraimment dommage que ce pub n'ai pas pu tenir encore quelques mois, et soit amené à mettre la clé sous la porte à quelques semaines du printemps et du basculement du chantier.

Est-il nécessaire de rappeler que les travaux des boulevards ont pour objectif de revitaliser les boulevards ? Il est clair que ce ne sont pas les banques, les sociétés d'assurance ou les agences immobilières qui vont faire vivre ces boulevards. Ce sont surtout les bars, les pubs, les cafés et les restaurants qui peuvent apporter une véritable animation. Sans faire de discrimination et sans ingérance, une attention particulière doit être portée par la Ville à ces commerces. Or le départ du Pub O'Donnell's montre que cette attention n'a pas été suffisante. Ce pub vivant, dynamique et foisonnant s'est lentement étouffé jusqu'à l'asphyxie. Ses appels à l'aide n'étaient pas feints. Ils n'ont pas été assez entendus. Certains pourraient parler de "non assistance à commerce en danger".

On peut évoquer la conjoncture, les controles d'alcoolémie, les difficultés économiques, le "dédain soudain des Valentinois pour la bière" dit même ironiquement le Dauphiné Libéré. On peut arguer que ce n'est pas à la collectivité de gérer des entreprises privées et trouver bien d'autres raisons pour se donner bonne conscience. Il n'en reste pas moins qu'il est nécessaire de renforcer l'approche humaine, compréhensive et améliorer la prise en compte de l'attente des riverains et commerçants.

La Ville ne peut se limiter à demander aux riverains et commerçants de s'adapter au chantier des boulevards. Le chantier doit lui aussi prendre plus encore en compte les demandes et répondre aux attentes.

A terme, cela pourrait même être perçu comme de l'arrogance de la part de la municipalité. Car il y a de quoi être fier de ces boulevards à venir. Dans l'attente, Il faut prendre garde à ne pas les blesser, pire les laisser mourrir, car personne ne voudra faire la fête dans un cimetière.

Par Valence
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Dimanche 5 février 2006

Le PS a lancé sa campagne avec 7 arguments contre le Contrat Première Embauche. Je ne partage pas ces points de vue. 

"1. Le travailleur jetable :" Ceci est une approche marxiste qui veut que "le travail, soit l'aliénation". Le PS part du postulat que le travailleur est en lutte contre son employeur qui ne cherche qu'à le licencier. C'est quoi cette paranoïa ? Le tribunal des prud'hommes est là pour régler les rares cas de litiges. La plupart du temps, les relations employeurs-employés se passent bien et les sondages montrent que la grande majorité des employés se sentent bien dans leurs entreprises.
 
"2. La concurrence entre les générations ?" Mais cette segrégation éxiste déjà puisque les jeunes ont plus de mal à trouver des emplois, donc des logements, des prêts banquaires etc...C'est la confiance en l'avenir de la jeunesse française qui est en jeu.

3. "Le CPE ne créera pas d’emplois :" Ce n'est pas sa vocation. Mais il permettra de lever les réticences des patrons pour embaucher des jeunes, leur permettre d'acquérir une vraie première expérience professionnelle, au lieu de sous stages sous payés, et de les embaucher en CDI ou de permettre, fort de cette expérience, d'évoluer vers d'autres emplois.

4. "L’adieu au CDI. En créant le CNE, c’est une vie de précarité que la Droite organise." Mais on se moque de qui ? Qui a instauré le RMI ? Cela est devenu aujourd'hui "Rester à la Maison Indéfiniment". Voilà un exemple de création de précarité. Donner des revenus par doses homéopathiques pour conserver une large base sociale précarisée pour qu'elle vote à gauche. La Droite veut l'enrichissement de tous. Tirer tout le monde vers le haut au lieu de niveler par le bas, est-ce cela qui dérange ? 

5. "Le CPE remet en cause une conquête syndicale essentielle : que tout licenciement soit motivé." Ils sont très rares les licenciements non motivés. Il faut arrêter de monter le travailleur contre l'employeur et dévaloriser la notion de travail. Le travail, c'est la liberté, c'est l'épanouissement.

6. "Un avenir interdit. Le jeune en situation de CPE est interdit de tout projet d’avenir." C'est faux ! Comment font tous ceux qui sont en CDD ? Il y a des solutions. Le jeune en CPE sera en activité professionnelle avec des revenus et pourra en cas de cessation de contrat en trouver un autre plus rapidement. Pourquoi ne regarder que les risques et pas les avantages ? Les employeurs auront moins peur d'embaucher, donc les temps d'inactivité vont diminuer.

7. "PREMIERE embauche ? Appellation mensongère …" En 1981, avec Mittérand, dès les premiers mois de pouvoir, les socialistes ont compris qu'il était impossible de fonctionariser l'ensemble des emplois du monde du travail. Toutes les mesures socialistes n'ont pas empéché l'explosion du chômage qui a triplé depuis 1981. Faire croire aux jeunes que l'on peut leur réserver des emplois sécurisés, bien payés et à vie est une imposture et une manipulation de l'inquiétude de la jeunesse française. C'est une façon d'attiser la peur et de maintenir artificiellement une lutte des classes qui n'a plus de raison d'être.

La gauche peut reprocher tout ce qu'elle veut à la Droite, cela n'enlève rien au pragmatisme et à la réussite de bon nombre d'initiatives de la Droite. Le CPE est une chance pour la jeunesse. La gauche ne devrait pas la gacher pour des intentions politiciennes de 2007.

Par Valence
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Lundi 20 février 2006

L'Année 2006 commence avec des catastrophes en C.... C comme Colonialisme, C comme Clémenceau, C...comme Chikungunya et nous ne sommes qu'à la mi-février. Les jeux sont ouverts pour trouver le prochain C qui va mettre un peu plus le gouvernement et notre Président (en C) en difficulté.

Concernant La Réunion, ce qui est terrible, c'est l'incroyable sous-estimation de la gravité de cette question de santé publique. Comparé à la grippe aviaire dont on nous rabat les oreilles à longueur de journées (alors qu'il aurait fallu vacciner nos volailles depuis trois ans pour nous protéger), le problème du Chikungunya a d'abord été minimisé. Il a été dit "pendant des mois que le chikungunya est une maladie bénigne, qu’il n’est pas mortel et que les décès enregistrés sont indirects et ne sont pas à attribués au chikungunya".

Sous la pression, le Dr. Perrin, directeur régional de l’hospitalisation a récemment déclaré : “Le chikungunya peut être mortel, mais vous allez affoler la population.”.

Comme si les Réunionnais n’avaient pas le droit à la vérité. Comme si les habitants de ce département d’outre-mer devaient encore être traités comme au temps de la colonie. La DRASS a t-elle menti en parlant, durant des mois, d’épidémie “conjoncturelle”, qui allait disparaître avec la saison froide ? L’hiver n’aura pas été assez rigoureux ?... La Drass a t-elle encore menti en parlant de simple maladie “invalidante” et en aucun cas mortelle ? Certes le chikungunya est “handicapant”. Mais il est surtout avéré aujourd’hui que le virus peut tuer. C’est loin d’être bénin. La Drass est enfin prise en flagrant délit de mensonge sur le caractère dangereux des produits utilisés pour la démoustication. Et sur les précautions à prendre. Des mensonges qui ont laissé les maires ouvrir des écoles, fraîchement démoustiquées - dans certains établissements on démoustiquait même en présence des marmailles - lorsque le protocole préconise un délai de 24 h. Inquiet pour la santé des milliers de gamins au contact direct du produit, le recteur est allé le dire à la télévision. Des mensonges qui ont permis l’utilisation d’une main d’œuvre non qualifiée, à peine formée pour “flytoxer” dans les jardins, dans les ravines... alors que le protocole d’usage recommande entre 7 et 15 jours de stage. Des mensonges enfin sur la pertinence des produits utilisés, notamment le Fénitrothion et le Téméphos. Une efficacité mise en doute par l’Inspection générale des affaires sociales (Igas). Alors à quand une communication “transparente” ?

En attendant, il est à espérer que le remède utilisé ne sera pas pire que le mal qu’on est censé combattre.

Pour plus de détails : http://www.clicanoo.com/

Par Valence
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Vendredi 24 février 2006

M. Henri-Jean ARNAUD, maire de Guilhérand-Granges a eu les honneurs du Dauphiné Libéré pour l'"interview du vendredi". Il y décrit sa vision de l'intercommunalité. Et à cette lecture, on comprend que les blocages ne sont pas que techniques mais aussi et surtout politiques. Car M. ARNAUD cherche une intercommunalité où il puisse garder un pouvoir et une liberté politique. On ne peut pas reprocher à M. ARNAUD de défendre ses intérêts et ceux de ses 11 000 concitoyens.

Mais alors comment construire une intercommunalité en préservant ses intérêts dans un bassin valentinois de 120 000 habitants ? Comment ne pas faire de concessions politiques à la Ville-Centre qui représente à elle seule 65 000 habitants ? N'est-ce pas anti-démocratique que de bloquer à 11 000 le fonctionnement d'une structure qui concernerait 120 000 personnes ?

Certes, la position de Valence ne doit pas être hégémonique mais compte tenu de son poids economique, politique et démographique, Valence ne peut-elle prétendre à un rôle moteur et majeur dans une structure intercommunale à venir ?

Il faut cependant constater que M. ARNAUD a fait évoluer son discours et qu'il lance des signaux positifs vers Valence.

Enfin, M. ARNAUD laisse entendre qu'il ne briguera pas un nouveau mandat. De ce fait, il ouvre la voie à sa succession. Des fuites récentes dans une gazette politique régionale donnaient déjà le nom d'un candidat probable à la succession d'ARNAUD. Nous en parlerons dans un prochain article.

Par Valence
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Mercredi 22 mars 2006

Autant il est bon de savoir ce que l'on veut et de tenir bon, autant dans certains cas il faut savoir être souple pour réussir les missions que l'on s'est fixé.

Dans le cas du CPE, les partis de gauche, les profs et les syndicats, en surfant sur la peur des jeunes en l'avenir et en manipulant les lycéens qui sont bien contents de faire sauter des jours d'école ont réussi à créer une situation de blocage suffisante pour que le Premier Ministre revoie sa copie.

L'intérêt général recommande une pause pour le CPE.  Le changement n'est pas demandé tant sur le fond mais plutôt dans la forme et le calendrier. Certes les réformes sont nécessaires et urgentes mais les élections présidentielles ne doivent pas perturber le rythme de ces réformes.

Et lorsque l'on s'engage à discuter et bien on discute et on ne dégaine pas le 49.3 comme ça ! 

Enfin, les économies et la bonne gestion peuvent aussi apporter des réponses aux difficultés des Français sans que ce soit toujours la base qui paie.

Cela dit, tous ceux qui croient aux promesses d'emplois sécurisés et bien rémunérés pour tous les jeunes qui sortent des études ou pas, se mettent un doigt dans l'oeil. Il va falloir être souple et ce n'est ni le MEDEF, ni les ultralibéraux qui nous l'imposent, mais les 5 milliards de nos semblables qui vivent dans la misère et qui aspirent à une vie meilleure. 

Par Valence
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Mardi 18 avril 2006

Bravo à P.A.M. qui a réussi un joli coup publicitaire dans le Dauphiné Libéré de ce 18 avril 2006 en page "monde" s'il vous plait ! C'est vrai que c'est gonflé ! Mais attention au syndrôme de la grosse tête.

 

Par Valence
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